Léo Filipetti, un Français en Australie, partagera ses chocs culturels dans Australia, mon amour

Australia, mon amour FR
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Installé sous le soleil australien après plusieurs années sur les scènes parisiennes, Léo Filipetti présentera Australia, mon amour, un spectacle d’humour à son image : drôle, absurde et profondément honnête. Entre décalage culturel, amour franco-australien et réflexions sur la vie loin de chez soi, l’humoriste partage avec le public son regard tendre et piquant sur l’aventure d’un Français tombé amoureux d’un pays. Lisez notre interview avec Léo avant ses spectacles au festival Adelaide Fringe 2026 ce mois-ci et Melbourne International Comedy Festival en mars et avril.

Australia, mon amour FR

 

Vous présenterez votre spectacle d’humour Australia mon amour aux festivals Adelaide Fringe et Melbourne Comedy. Comment décrivez-vous ce spectacle ?

C’est ma première heure de spectacle que je fais après avoir fait du stand-up pendant 7 ans en France et en Australie. Il parle de mes amours, mes ratés, mes succès, les gens plus grands en taille, d’où je viens, comment je suis arrivé en Australie et  mon expérience jusqu’à aujourd’hui dans un nouveau pays. Je fais de l’humour assez décalé, absurde et parfois noir sur comment je vois le monde. Mon but est que les gens qui viennent me voir passent un bon moment et rigolent de leurs expériences avec moi, qu’elles soient bizarres ou drôles.

 

Vous avez quitté Paris pour l’Australie après avoir rencontré votre copine à Darwin. Que faisiez-vous en Australie, et à Darwin, à l’époque ?

J’étais allé voir mon ancien correspondant de lycée, où j’étais allé à Melbourne. Il est docteur à Darwin maintenant. Ma copine était en voyage là-bas au même moment, dans son van. Je ne devais rester qu’une semaine et finalement j’ai continué de voyager avec elle pendant 2 mois. Nous avons fait toute la côte ouest et sud ensemble.

 

Depuis combien de temps faites-vous de l’humour ? Faisiez-vous déjà de l’humour en France avant de déménager en Australie ?

J’ai commencé le stand-up en 2019 à Paris. Je jouais dans tous les comedy clubs là-bas (Jamel Comedy Club, Barbès Comedy Club, Golden Comedy Club etc.). Je faisais mon spectacle et je jouais aussi en anglais à Paris et en Europe.

 

Le descriptif de votre spectacle suggère que « que vous soyez français, australien ou d’une autre nationalité, venez partager un moment de rire inoubliable ». Écrivez-vous vos sketches pour des publics culturels spécifiques ?

Non pas spécialement, mon humour marche pour des australiens ou des gens venus du monde entier. Ici, je partage mon point de vue d’étranger en Australie sur quelques blagues du spectacle. Le reste c’est moi et le monde qui m’entoure en France ou autre part. Je raconte mes expériences pour qu’elles restent accessibles à n’importe qui.

 

Comment écrivez-vous vos sketches pour qu’ils plaisent à des personnes qui ne partagent pas les mêmes références culturelles ? Adaptez-vous vos blagues chaque soir ?

Chaque soir, j’essaye de tester de nouvelles blagues ou d’améliorer celles que j’ai déjà jusqu’à ce que je sois satisfait du rire qu’elles génèrent. C’est ça qui est beau avec le stand-up, on ne sait pas qui sera dans la salle et ça ne sert à rien d’y penser car il n’y a que le rire qui compte. Mon but est de faire rire tout le monde qui vient me voir jouer. J’ai quelques blagues qui ne fonctionnent que devant un public français parce que je parle d’où je viens et certaines blagues qui ne marchent que devant un public australien parce ce sont des références que seuls ceux qui sont ici connaissent. Mais ces blagues ne représentent que 5% à 10% du spectacle.

 

Y a-t-il une blague dans votre spectacle qui fait rire aux larmes le public français, mais qui laisse les Australiens un peu perplexes, ou vice versa ? Qu’est-ce que cela vous a appris sur les deux cultures ?

A part les quelques blagues culturelles, tout le reste se fait assez bien dans les deux sens. Comme je parle de mes expériences personnelles, ça pourrait arriver à n’importe qui. Quand je traduis les blagues, j’adapte parfois les mots mais la chute est au même moment.

 

Quel est le plus grand choc culturel quotidien que vous ayez vécu ici, quelque chose qui vous fait encore penser « Cela n’arriverait jamais à Paris » ?

  • L’heure de repas qui est plus tôt, parfois entre 18h et 20h
  • Me réveiller entre 6h et 7h du matin sans réveil, je ne comprends toujours pas comment j’en suis arrivé là 😂
  • Les panneaux de parking qui sont incompréhensibles

 

À l’inverse, quelle est l’habitude ou la valeur australienne dont vous êtes discrètement tombé amoureux, même si la partie française en vous a un peu honte de l’admettre ?

J’adore le cheap cheddar, parfois plus qu’un brie australien que je trouve sans goût. Mais ne le dites pas à ma mère s’il vous plaît

 

Vous promettez qu’en tant que Français, vous vous plaindrez de la dureté de la vie. Quels sont vos sujets de plainte préférés sur scène (la bureaucratie, l’amour, les transports, la nourriture) et pourquoi vous semble-t-il si drôle et libérateur de vous plaindre ?

Je promets de me plaindre jusqu’à ma mort, parfois les anglo-saxons trouvent ça un peu déprimant mais c’est notre manière de s’ouvrir aux autres. Parfois ça donne des incompréhensions rigolotes avec ma copine. Je me plains sur la vie en général, je pense que c’est précis comme réponse, mais aussi l’amour, la famille, les amis, les interactions bizarres avec les gens qu’on rencontre.

 

Après le spectacle, vous invitez les spectateurs à partager du camembert, du vin et de grandes questions sur la vie. Ces conversations d’après-spectacle vous ont-elles déjà surpris ou même donné de nouvelles idées pour la prochaine version du spectacle ?

Oui bien sûr! Souvent les gens auront des expériences différentes sur certains sujets qui peuvent être intéressantes pour allonger quelques blagues. Mais j’aime parler avec le public parce que je suis tellement reconnaissant qu’on vienne me voir sur scène, que je pense que c’est normal d’avoir un moment d’échange pour continuer le moment.

 

Au-delà de l’humour, que dit vraiment Australia, mon Amour sur les relations modernes : les relations à distance, les relations interculturelles, quitter son foyer pour l’amour ?

Je pense que c’est un rappel qu’il est jamais trop tard pour changer de vie ou tester de nouvelles choses. J’étais déjà tombé amoureux de l’Australie en 2008 au lycée, puis j’ai oublié, puis j’habite ici maintenant. Comme quoi tout est possible. C’est dur de quitter tout ce que j’ai construit, la famille, les amis, toutes mes exs, mais c’est faisable. Ça fait 1 an que je suis là et je sens déjà que c’est plus simple que l’année dernière. J’ai hâte de voir ce que cette année me réserve et je ferai tout pour atteindre mes objectifs!

 

Si quelqu’un qui va au festival Adelaide Fringe hésite entre une soirée de stand-up australien typique et Australia, mon amour, comment décririez-vous ce qu’il vivra avec vous et qu’il ne vivra nulle part ailleurs ?

Ça sera le seul spectacle avec un accent 200% français 🙂

 

D’autres choses à ajouter ?

Prenez vos places avant qu’il n’y en ai plus!

Nous remercions Léo Fliipetti pour cette interview et nous avons hâte de voir Australia, mon amour au festival Adelaide Fringe.

 

INFOS CLÉS POUR AUSTRALIA, MON AMOUR

QUOI : Australia, mon amour

ADELAIDE FRINGE

OÙ ET QUAND : 

Comedy Hub at ibis Bar/Restaurant – Grenfell st

  • lundi 23 février 20h10
  • mercredi 25 février – jeudi 26 février 20h10

Fringe Comedy Hub at East End Fringe @ Majestic Roof Garden Hotel

  • vendredi 27 février 17h

COMMENT : Achetez vos billets par ce lien

COMBIEN : Les billets au plein tarif coutent 19 $. Il y a des billets moins cher en mi-semaine, pour les membres Fringe, et pour ceux avec carte Senior, Etudiant(e) ou Health Care

 

MELBOURNE INTERNATIONAL COMEDY FESTIVAL

OÙ :Transcendence – Love Train

QUAND : 30-31 mars, 2-7 avril, 8-12 avril

COMMENT : Achetez vos billets par ce lien

COMBIEN : Les prix de billets varient de 18 $ à 27 $

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