Elsa Couvreur, artiste suisse, nous parle de ses spectacles The Sensemaker et Embarrassed Naked Female qui vient aux festivals Perth Fringe World et Adelaide Fringe 2026

Elsa Couvreur
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À l’occasion des festivals Perth Fringe World et Adelaide Fringe 2026, la chorégraphe et performeuse suisse Elsa Couvreur présentera ses deux solos The Sensemaker et Embarrassed Naked Female. Formée au Royal Ballet School d’Anvers et au Ballet Junior de Genève, Couvreur cultive un art inclassable qui mêle danse, théâtre et humour pour mieux explorer les zones de friction entre l’individu et les systèmes qui le dépassent.

Elsa Couvreur

Après avoir tourné en 6 langues et avoir fait plus de 130 représentations à travers le monde avec The Sensemaker, où une femme se heurte à l’absurdité d’une voix robotique, elle revient en Australie avec cette pièce devenue culte. Mais elle présentera aussi sa nouvelle création Embarrassed Naked Female qui est une lecture-performance audacieuse et sombrement humoristique inspirée de la diffusion non consentie d’une vidéo d’elle sur internet. Deux œuvres complémentaires qui interrogent, chacune à sa manière, la perte de contrôle, le regard des autres et le droit d’exister pleinement en tant qu’individu. On parle avec Elsa Couvreur pour en savoir plus sur son parcours, ses inspirations et les thèmes qui traversent ses créations.

 

Elsa Couvreur, vous avez été formée au Royal Ballet School d’Anvers et au Ballet Junior de Genève. En quoi cette base classique et contemporaine influence-t-elle le type de travail que vous créez aujourd’hui ?

Les pièces que je crée mélangent toujours théâtre et danse à des degrés divers. Elles sont souvent plus proches du théâtre (c’est le cas pour The Sensemaker et encore plus pour Embarrassed Naked Female) mais il y a toujours des éléments dansés. J’aime jouer avec ces différents outils.

 

Vos pièces mêlent danse, théâtre et humour. Avez-vous reçu une formation formelle en théâtre ou en arts du cirque, ou ces éléments sont-ils apparus plus spontanément au fil de vos expérimentations ?

Je n’ai aucune formation de théâtre, j’ai appris sur le tas en créant mes pièces. Les idées que j’avais nécessitaient que je m’essaie au théâtre, alors je l’ai fait. Par la suite, je me suis intéressée au clown et j’ai fait quelques stages qui m’ont permis de travailler mon rapport au public: ma formation de danseuse n’avait pas du tout abordé ça. En danse, on regarde rarement le public. En clown, on ne fait que ça. Cela m’a aidé à créer une proximité avec le public, ce qui est relativement nouveau pour moi.

 

j’ai fait quelques stages qui m’ont permis de travailler mon rapport au public: ma formation de danseuse n’avait pas du tout abordé ça. En danse, on regarde rarement le public. En clown, on ne fait que ça.

 

Woman’s Move, fondée en 2012 en Suisse et co-dirigée avec Iona D’Annunzio, crée aussi bien des solos que des pièces de groupe. Qu’est-ce que plus de dix ans de cette collaboration vous ont appris sur votre propre voix en solo ?

Avec Iona, nous avons une vision artistique très similaire, mais nous ne créons pas ensemble car notre processus de création est très différent – et également car nous aimons avoir le dernier mot sur nos créations respectives. Cette collaboration fonctionne très bien, nous avons la liberté de nous exprimer tout en ayant le soutien et l’œil extérieur de l’autre. Ses retours m’ont été très précieux lors de la création de mes pièces, surtout en solo, quand je suis parfois tellement plongée dans mon travail, toute la journée seule, qu’un regard extérieur fait beaucoup de bien!

 

Dans The Sensemaker, une femme attend au téléphone, coincée avec une musique d’ascenseur et une voix robotique qui répète que sa demande est en cours, jusqu’à ce qu’elle soit poussée au-delà de ses limites. Qu’est-ce qui vous a donné envie de transformer cette situation très quotidienne en sorte de champ de bataille dystopique ?

C’est l’interaction avec une voix robotique qui m’a donné cette envie. J’avais trouvé, un peu par hasard, un site qui permettait de faire lire n’importe quel texte par des voix robotiques. C’était avant les progrès de l’intelligence artificielle et les voix avaient des intonations qui n’étaient pas du tout humaines, naturelles. En m’amusant à leur faire dire tout et n’importe quoi m’est venue l’idée de faire interagir un personnage avec cette voix. Dans la vie quotidienne, nous devons souvent interagir avec des robots, avec toute la frustration que cela comporte. De ce fait, les gens se reconnaissent très vite dans le personnage de The Sensemaker et ressentent instantanément sa frustration, et cela m’a paru être une bonne porte d’entrée pour venir questionner les dérives d’une autorité sans visage et avec qui on ne peut répondre que par oui ou non.

 

En m’amusant à leur faire dire tout et n’importe quoi m’est venue l’idée de faire interagir un personnage avec cette voix. Dans la vie quotidienne, nous devons souvent interagir avec des robots, avec toute la frustration que cela comporte.

 

Le spectacle a été décrit comme « inclassable » et proche de l’univers de Black Mirror. Vous reconnaissez-vous dans ces étiquettes, et comment définissez-vous vous-même le monde que vous mettez en scène dans The Sensemaker ?

En effet, je pense que le style de The Sensemaker est inclassable! Et ce n’est pas moi qui le dis, mais les journalistes, le public, et les directeur-ices de théâtre… parfois à mes dépens, car ce flou artistique fait que la pièce ne rentre parfois ni dans une programmation de théâtre, ni dans une programmation de danse. Personnellement, j’adore cet entre-deux. J’aime l’idée que la pièce soit un petit ovni et que le public se demande ce qu’il vient de voir. Mais si je devais choisir un genre où la classer, je dirais que c’est une pièce de théâtre avec des éléments de danse et de clown.

 

Personnellement, j’adore cet entre-deux. J’aime l’idée que la pièce soit un petit ovni et que le public se demande ce qu’il vient de voir.

 

Le son joue un rôle central dans la pièce : la musique en boucle, la voix automatisée, la répétition. Comment avez-vous travaillé ces éléments sonores dans la création de la chorégraphie et de la structure du spectacle ? ​

J’ai passé plus de la moitié de la création devant mon ordinateur, à faire le montage audio. The Sensemaker est un solo – mais en réalité, c’est un duo entre mon personnage et la voix automatique. J’ai fait beaucoup d’essais erreurs avec cette voix, en lui faisant dire les mots dans un ordre différent, en laissant des intervalles à des endroits qui ne sonnent pas naturels. Le rythme a une grande importance dans toute la pièce: il est soit trop lent, soit trop rapide. On attend, et d’un coup tout va trop vite. Cela se reflète beaucoup dans la bande-son, où j’ai volontairement laissé traîner des passages ou insisté sur des répétitions, avant de tout interrompre brusquement pour passer à autre chose.

 

The Sensemaker tourne à l’international depuis 2018, avec plus de 130 représentations, six langues et de nombreux prix. Que vous a appris la confrontation de ce même solo à autant de publics et de contextes différents ?

Que tout le monde a déjà attendu au téléphone! Les gens semblent se reconnaître dans mon personnage à peu près partout où je suis allée. Egalement, que les attentes face à un spectacle varient parfois selon les endroits, surtout quand il s’agit d’un spectacle comme The Sensemaker qui n’est pas vraiment une comédie, mais dans lequel il y a quand même beaucoup d’humour. Parfois, les gens explosent de rire dès les premières secondes. Parfois, j’entends des rires étouffés au bout d’une demie-heure. Dans certains endroits, les comédies sont le genre majoritaire et les gens vont au spectacle avec la ferme intention de rire. Ils sont déçu si le spectacle n’est pas drôle. A l’inverse, dans d’autres endroits, c’est le théâtre classique qui domine, et les gens veulent être émus. Ils ne s’attendent pas à rigoler. Je pense que la pièce séduit ces différents publics de manière différente, en les attrapant par ce qu’ils aiment: elle est drôle, mais également bouleversante.

 

Dans certains endroits, les comédies sont le genre majoritaire et les gens vont au spectacle avec la ferme intention de rire. Ils sont déçu si le spectacle n’est pas drôle. A l’inverse, dans d’autres endroits, c’est le théâtre classique qui domine, et les gens veulent être émus. Ils ne s’attendent pas à rigoler.

 

Embarrassed Naked Female est présenté comme une « lecture-performance » qui suit une vidéo volée « dans le terrier des creeps d’Internet ». À quel moment avez-vous réalisé que cette expérience de circulation en ligne pouvait devenir le point de départ d’un spectacle ? ​

Quand j’en parlais autour de moi, les gens me suggéraient d’en faire une pièce. Celui qui m’a convaincu, c’est celui qui est devenu mon assistant à l’écriture – Christophe Dupuis, un artiste canadien qui crée lui aussi des performances-conférences. Au moment où j’ai eu cette discussion avec lui, ça faisait plus de 4 ans que la vidéo avait été volée – et je pense que c’est le temps qu’il m’a fallu pour avoir la distance nécessaire pour réussir à parler de cette histoire en public.

 

Vous expliquez que pendant le confinement de 2020, vous avez mis The Sensemaker en ligne et que, « à cause des cinq minutes de nudité », la vidéo est devenue très recherchée dans certains coins d’Internet. Qu’avez-vous ressenti en découvrant cette nouvelle vie de l’œuvre sur des forums pour adultes, sans votre consentement ? ​

Cela m’a mise très en colère. Tout d’abord, j’ai été extrêmement surprise: ce n’est pas comme si internet manquait de vidéos de gens nus. Donc je n’avais tout simplement pas pensé que 5 minutes de moi nue sur scène lors d’une performance artistique intéresseraient qui que ce soit. Je n’ai pas compris l’engouement que ces hommes inconnus semblaient avoir pour cette vidéo.

 

Tout d’abord, j’ai été extrêmement surprise: ce n’est pas comme si internet manquait de vidéos de gens nus.

 

Ensuite, j’ai eu le sentiment d’avoir été volée de toutes les manières possibles: dans The Sensemaker, je mets 45 minutes à créer de l’empathie pour mon personnage et au moment où je me déshabille, le public s’identifie à moi en tant que sujet et se projette dans le dilemme que mon personnage vit.

 

En sortant cette scène de son contexte, ces hommes ont fait de moi un objet à regarder. Au-delà de la violation que cela représente, c’est aussi ce que j’ai ressenti comme la destruction de mon travail artistique qui m’a blessée. L’impression que quoi que je fasse, quel que soit mon talent ou mes capacités, je serai toujours réduite à mon physique par une partie des hommes dès lors que je montre un bout de chair – même dans un contexte où j’ai tout fait pour que mon personnage ne soit pas vu comme un objet.

 

Au-delà de la violation que cela représente, c’est aussi ce que j’ai ressenti comme la destruction de mon travail artistique qui m’a blessée.

 

Vous dites que vous devez encore aujourd’hui faire retirer la vidéo de différents sites où elle réapparaît régulièrement. Comment cet effort permanent nourrit-il ce que vous racontez sur scène dans Embarrassed Naked Female  ?

Malheureusement, oui. Depuis la première représentation de la pièce – fin août 2025 – j’ai déjà rajouté des passages suite à de nouvelles fuites de la vidéo sur des forums et sites pour adultes. Il semblerait que cette pièce soit vouée à évoluer, puisque malheureusement il semblerait que ces hommes ne sont pas prêts d’arrêter de partager la vidéo.

 

En essayant de retracer la diffusion de la vidéo, vous dites être tombée sur « un monde bizarre de posts et de commentaires ». Comment avez-vous choisi quels commentaires ou réactions en ligne intégrer à la performance  ?

Ça a été tout un travail, car j’aurais pu faire 12 heures de pièces si j’avais lu tous leurs commentaires. J’ai fait un travail de tri énorme. J’ai fait lire les brouillons à des ami-e-s à moi qui ont analysé le texte de manière académique, et m’ont aidé à choisir les commentaires qui servaient mes propos, qui étaient utiles, intéressants, parfois drôles, souvent choquants, et révélateurs de la pensée de ces groupes d’hommes en ligne qui s’échangent ce genre de vidéos sans le consentement des femmes qui les ont filmées.

 

choisir les commentaires qui servaient mes propos, qui étaient utiles, intéressants, parfois drôles, souvent choquants, et révélateurs de la pensée de ces groupes d’hommes en ligne qui s’échangent ce genre de vidéos sans le consentement des femmes qui les ont filmées.

 

Le spectacle est présenté comme une plongée « sombrement humoristique dans le consentement à l’ère du numérique ». Quelles nouvelles questions sur le consentement ont émergé pour vous en créant cette pièce  ?

Majoritairement des questions sur le droit à l’image et les droits d’auteurs. Je me suis rendue compte que mon consentement sexuel – ou plutôt, mon non consentement – n’intéressait pas grand monde. Je ne parvenais à faire supprimer la vidéo que grâce aux droits d’auteurs, en faisant valoir ma propriété intellectuelle. Cela m’a fait prendre conscience des lacunes qui existent concernant la protection de l’intégrité physique. Pour ces hommes, le fait que la vidéo existe sur internet équivaut à un consentement de la voir repostée partout, n’importe où, et dans n’importe quel contexte, et une autorisation sans limite de projeter sur moi n’importe lequel de leurs fantasmes. Ce qui m’a frappée, c’est que lorsque que j’interagissais avec eux pour leur demander d’arrêter, je n’ai pas du tout été bien reçue dans “leurs” espaces – malgré le fait que j’y étais postée !

 

Pour ces hommes, le fait que la vidéo existe sur internet équivaut à un consentement de la voir repostée partout, n’importe où, et dans n’importe quel contexte, et une autorisation sans limite de projeter sur moi n’importe lequel de leurs fantasmes. Ce qui m’a frappée, c’est que lorsque que j’interagissais avec eux pour leur demander d’arrêter, je n’ai pas du tout été bien reçue dans “leurs” espaces – malgré le fait que j’y étais postée !

 

Ils veulent utiliser des images de femmes comme objets érotiques, mais les vraies femmes, les personnes derrière l’image, ils ne veulent surtout pas en entendre parler. C’est une forme de déshumanisation qui est exagérée par la distance de l’écran. Je n’ai pas la solution sur ce qu’il faudrait faire pour me protéger, moi et toutes les autres femmes comme moi qui ont eu le malheur de se retrouver partagées sur ces sites, mais je sais qu’il faut faire quelque chose, et qu’en tant que société, nous sommes en retard sur la question.

 

Dans vos deux solos, une femme se retrouve face à des systèmes qui lui échappent, qu’il s’agisse d’un répondeur ou de la circulation d’images en ligne. Qu’est-ce qui vous ramène sans cesse à ces rapports de force entre l’individu et un système plus vaste ?

C’est un thème qui se retrouve malgré moi dans toutes mes pièces! A travers l’art, je crois que je revendique toujours un droit d’exister en tant qu’individu. Souvent sans m’en rendre compte, je mets en scène des personnes victimes d’un système contre lequel elles ont peu de prises. Je pense que ce sentiment d’impuissance est universel et c’est cela que mes pièces viennent titiller chez le public.

 

Souvent sans m’en rendre compte, je mets en scène des personnes victimes d’un système contre lequel elles ont peu de prises. Je pense que ce sentiment d’impuissance est universel et c’est cela que mes pièces viennent titiller chez le public.

 

L’humour et le malaise coexistent dans The Sensemaker comme dans Embarrassed Naked Female. Quel rôle joue l’humour pour vous lorsque vous abordez des sujets aussi dérangeants ?

C’est une manière de relâcher la tension. Ni The Sensemaker ni Embarrassed Naked Female ne sont des tragédies, précisément parce qu’elles font rire. Mes pièces abordent le sentiment d’impuissance, et ridiculiser les gens ou les systèmes qui nous maltraitent, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir sur la situation.

 

Mes pièces abordent le sentiment d’impuissance, et ridiculiser les gens ou les systèmes qui nous maltraitent, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir sur la situation.

 

The Sensemaker revient à Adélaïde après une belle série en 2023, et vous y présentez également Embarrassed Naked Female. Qu’est-ce que cela représente pour vous de montrer ces deux solos ensemble au festival Adelaide Fringe?

J’ai vraiment hâte de représenter ces deux pièces au même endroit! Il y a la pièce, et la pièce sur la pièce. Je pense que chacun de ces deux spectacles crée de l’intérêt pour l’autre.

 

L’Adelaide Fringe est connu pour accueillir des œuvres inclassables et audacieuses. En quoi ce contexte de festival résonne-t-il avec votre manière de créer et de performer ?

J’ai beaucoup représenté mes pièces à des festivals dit “fringe” précisément pour cette raison. Ce sont souvent des festivals qui programment des pièces qu’on ne verrait pas dans un réseau plus classique, et le public est souvent enthousiaste à l’idée de découvrir des nouvelles choses. De part leur style et leur proximité avec le public, je pense que ces deux solos y seront très à leur place.

 

Après avoir déjà rencontré le public d’Adélaïde avec The Sensemaker, leurs réactions ont-elles influencé votre manière d’aborder le spectacle aujourd’hui, ou même la création du nouveau solo ?

Au Adelaïde Fringe, le genre de spectacles majoritaire – et de très loin – c’est la comédie (que ce soit stand up, clown, parodies, … ) Me retrouver pendant deux semaines et demies dans une ambiance où le rire est à l’honneur, ça a été très inspirant et m’a donné envie de laisser encore plus libre cours à l’humour dans mes pièces, de m’autoriser toutes les fantaisies, tout en gardant un message fort.

 

Pourquoi les gens doivent-ils venir voir vos spectacles au festival Adelaide Fringe ?

Parce qu’ils seront différents! Partout où j’ai tourné, mes pièces ont été décrite comme insolites. Je pense qu’elles sauront vous surprendre, et seront le sujet de conversation du verre que vous prendrez avec vos ami-e-s juste après.

Nous remercions Elsa Couvreur pour cette interview.

 

INFOS CLÉS POUR LES SPECTACLES D’ELSA COUVREUR : THE SENSEMAKER & EMBARRASSED NAKED FEMALE À PERTH & À ADELAIDE

PERTH FRINGE WORLD

QUOI : Embarrassed Naked Female (this show contains nudity)

OÙ : Chevron Science Theatre at Scitech Discovery Centre

QUAND : 5 spectacles seulement :

  • vendredi 30 janvier à 21h,
  • jeudi 5 février à 21h
  • dimanche 8 février à 19h30
  • jeudi 12 février à 19h30
  • samedi 14 février à 21h

COMMENT : Achetez vos billets par ici

COMBIEN : Les prix de billets (hors frais de transaction) sont :

  • Prix plein : 29,00 $
  • Friends Frenzy : 20,50 $
  • Groupe (6 personnes ou plus) : 23,00 $ (minimum de 6 billets)

 

ADELAIDE FRINGE

QUOI : Embarrassed Naked Female (this show contains nudity)

OÙ :The Lark at Gluttony – Rymill Park, ADELAIDE

QUAND : mardi 24 février au dimanche 1 mars ! 19h20

COMMENT : Achetez vos billets par ce lien

COMBIEN : Les prix de billets (hors frais de transactio) sont :

  • Prix plein : 30,00 $ à 35,00 $
  • Membre Fringe : 15,00 $ (minimum de 2 billets)
  • Offre spéciale en semaine : 20,00 $
  • Détenteur d’une carte de santé : 22,00 $ à 27,00 $
  • Senior : 22,00 $ à 27,00 $
  • Étudiants : 22,00 $ à 27,00 $

 

QUOI  The Sensemaker

OÚ : The Breakout at The Mill

QUAND :

  • mercredi 4 mars et jeudi 5 mars à 21h
  • vendredi 6 mars et samedi 7 mars à 22h30

COMMENT : Achetez vos billets par ce lien 

COMBIEN : Les prix des billets (hors frais de transaction) sont:

  • Prix plein : 30,00 $ à 35,00 $
  • Membre Fringe : 15,00 $ à 17,50 $ (minimum de 2 billets)
  • Offre spéciale en semaine : 20,00 $
  • Détenteur d’une carte Health Care: 22,00 $ à 27,00 $
  • Senior : 22,00 $ à 27,00 $
  • Étudiants : 22,00 $ à 27,00 $

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