Le MIFF 2026 propose à Melbourne une sélection de 10 longs métrages en français

MIFF 2026 - français
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Dans notre dernier article, nous avons évoqué Isabelle Huppert et Virginie Efira, qui jouent toutes deux dans des films multilingues présentés au MIFF. Dans un film en français présenté au MIFF 2026, les deux actrices partagent l’affiche aux côtés de Vincent Cassel et Pierre Niney, tandis que Catherine Deneuve fait une brève apparition, dans ce drame psychologique d’Asghar Farhadi salué à Cannes, qui raconte l’histoire d’un auteur en panne d’inspiration dont le voyeurisme fait se confondre art et vie.

MIFF 2026 - français

Parmi les films en français présentés au MIFF 2026, on trouve deux portraits saisissants de l’adolescence : un documentaire retraçant l’adolescence d’un garçon dans le nord de la France sur une période de dix ans, alors qu’il doit faire face non seulement au poids des attentes familiales, mais aussi aux contraintes de son environnement rural ; et le film de clôture de la Semaine de la critique à Cannes, réalisé par Félix de Givry (la révélation du film Eden de Mia Hansen-Løve), qui raconte l’histoire de deux adolescents solitaires qui nouent un lien inattendu. L’un d’eux est incarné par Otto, âgé de 14 ans (Milo Machado-Graner, l’étonnante jeune star de Anatomie d’une chute, MIFF 2023).

 

Il y a aussi le film body horreur mettant en scène une jeune médecin stressée qui soupçonne que des emplois hostiles font subir quelque chose d’horrible à sa génération : le travail n’est pas seulement pénible – il mute. Et en matière de virus, un long métrage d’animation nous emmène dans une escapade joyeusement débridée à travers le « Gay Paree », où un influenceur musclé et son petit ami minet tentent de guérir un virus odieux qui rend les personnes queer hétéros.

 

Un autre film d’animation en français présenté au MIFF 2026 est l’adaptation picturale et profonde de l’opéra emblématique de Georges Bizet, racontée du point de vue des enfants, qui a émerveillé le public cannois par son incroyable utilisation de la couleur.

 

À l’inverse, le public cannois a hurlé à l’écran pendant la prestation de Niels Schneider dans le rôle du mari abusif dans un thriller psychologique habile sur le caractère insidieux de la violence conjugale. Il s’agit d’un portrait essentiel et troublant du contrôle coercitif déguisé en amour.

 

Puis il y a l’histoire d’une paléontologue pionnière dont les découvertes, faites alors qu’elle n’avait que 12 ans, ont bouleversé notre compréhension de la préhistoire. Inspiré de l’histoire vraie de cette collectionneuse de fossiles anglaise révolutionnaire, le film porte à l’écran sa vie remarquable.

 

On trouve également des films des années 60 : La suspicion, le meurtre et la paranoïa psychosexuelle abondent dans ce thriller tordu de 1969 signé par le titan de la Nouvelle Vague française Claude Chabrol, porté par une interprétation à la fois froide et énigmatique de Stéphane Audran, ainsi que le film lauréat du Prix Jean Vigo 1996 du légendaire photographe de mode et photojournaliste William Klein, qui a fait une entrée fracassante dans le cinéma narratif avec ce faux documentaire, devenu aujourd’hui un classique culte de la mode mod groovy des années 1960.

 

Et en parlant de photographes passés à la réalisation, citons le grand succès français au box-office de Vincent Munier, lauréat du César du meilleur documentaire, qui a remporté à trois reprises le concours « Wildlife Photographer of the Year » organisé par le National History Museum. Doté d’une bande originale primée aux Césars composée par Warren Ellis parmi d’autres, ce film offre une immersion visuelle et sonore époustouflante dans les Vosges brumeuses, au cours d’un périple à travers la forêt à la recherche du grand tétras occidental, une espèce menacée.

 

Poursuivez votre lecture pour découvrir les films en français présentés au MIFF 2026.

 

Gabin

RÉALISATEUR : Maxence Voiseux

PAYS : France, Allemagne, Suisse

LANGUE : français

Condensant avec élégance une décennie d’images, ce tendre petit bijou documentaire issu du Festival de Cannes retrace l’adolescence d’un garçon dans le nord de la France.

Le jeune Gabin Jourdel vit dans l’Artois, une région agricole en déclin économique. Sa mère, Patricia, est éleveuse de bétail ; son père, Dominique, boucher. Dominique souhaite que Gabin reprenne un jour son commerce, mais même à huit ans, le garçon a des réticences ; visiblement moins à l’aise avec ses camarades qu’avec les vaches brunes suisses dont s’occupe sa mère, il préférerait travailler avec des « animaux vivants ». Pendant plus de dix ans, alors qu’il grandit devant la caméra du réalisateur Maxence Voiseux, Gabin doit composer non seulement avec le poids des attentes familiales, mais aussi avec les contraintes de son environnement rural.

Voiseux parvient à un style « vérité » fluide et naturellement intime, qui témoigne de l’immense confiance accordée par la famille Jourdel, apparue pour la première fois dans le moyen-métrage du réalisateur de 2016, Les Héritiers (ce documentaire précédent était consacré à Dominique, à ses deux frères et à leur père, lui-même négociant en bétail). Évoquant à la fois Boyhood de Richard Linklater (MIFF 2014) et la série très appréciée Up (MIFF 1986), *Gabin*, avec son ampleur discrètement grandiose, est un premier long métrage poignant et véritablement impressionnant.

 

Goodbye, Cruel World/ Adieu monde cruel

RÉALISATEUR : Félix de Givry

PAYS : France

LANGUE: français

Dans ce film de clôture de la Semaine de la critique à Cannes, tendre et magnifiquement filmé, deux adolescents solitaires nouent un lien inattendu.

Dans un village niché dans les montagnes de Normandie, Otto, 14 ans (Milo Machado-Graner, l’étonnante jeune star d’Anatomie d’une chute, MIFF 2023), ne souhaite qu’une chose : disparaître. Persécuté sans relâche par ses camarades de classe, il rédige une lettre d’adieu, l’envoie à tout le monde, puis se rend sur un pont pour en finir – mais rate son coup. Comme tout le monde le croit de toute façon mort, il décide de se cacher à la périphérie de la ville. Là, il est découvert par Léna, une camarade de classe, qui lui offre un refuge et une affection qui comblent son vide.

Le premier long métrage de Félix de Givry – la révélation du film Eden de Mia Hansen-Løve – aborde les préoccupations contemporaines liées au harcèlement et à la santé mentale, mais se concentre de manière plus poétique sur la quête adolescente d’appartenance et de sens. Machado-Graner livre une interprétation magistrale dans le rôle d’Otto, exprimant son désenchantement principalement par des gestes muets, tandis que la photographie en 16 mm de Tara-Jay Bangalter – fils de Thomas Bangalter, membre du groupe Daft Punk – amplifie l’émotion grâce à des jeux de lumière saisissants. Évoquant les films de François Truffaut et Robert Bresson, et ponctué par la narration aux accents de fable de la légende du cinéma Françoise Lebrun (La Maman Et La Putain, MIFF 2014), Adieu, monde cruel est un récit sur la fuite de la souffrance et la recherche d’un réconfort dans la bienveillance d’autrui.

 

Jim Queen

RÉALSIATEURS : Nicolas Athane, Marco Nguyen

PAYS : France, Belgique

LANGUE : français

Venez vivre une aventure joyeusement débridée à travers le Paris gay, où un influenceur musclé et son minet se battent pour trouver un remède à un virus odieux qui transforme les personnes queer en hétéros !

Jim Parfait est le plus grand « gymfluencer » gay de Paris. Quand il ne poste pas ses séances d’entraînement quotidiennes, il exhibe son physique impressionnant lors de soirées avec sa meilleure amie Nina. C’est elle la première à remarquer qu’un des 24 magnifiques abdos de Jim a disparu. Quelle horreur ! Jim est atteint d’hétérose : ce virus redouté qui transforme les Parisiens queer… en hétéros. Alors que ses followers volages l’abandonnent au profit de son rival musclé, Pavel, il fait équipe avec Lucien – un minet qui cache son homosexualité, fils du vilain ministre de la Santé conservateur français – pour une croisière héroïque à la recherche d’un remède. Dans le demi-monde dégénéré de la ville, ils croiseront des ours, des « leather puppies » branchés techno, Glamydia des Sœurs de l’Indulgence Perpétuelle et la « Gaystapo » militante qui menace Jim d’une thérapie de conversion inversée.

On trouve un commentaire sérieux sur l’état du monde moderne dans cette satire scandaleuse de Nicolas Athane et Marco Nguyen, présentée en avant-première à Cannes. Mais préparez-vous tout de même à un déluge des blagues les plus stupides et les plus obscènes du monde, tandis que l’animation aux couleurs de macarons, à la manière de « Rick et Morty », remplit l’écran d’autant d’absurdité que les protéines dont Jim se gave.

 

Mary Anning 

RÉALISATRICE : Marcel Barelli

PAYS : Belgique, Suisse

LANGUE : français

L’histoire d’une paléontologue pionnière dont les découvertes – alors qu’elle n’avait que 12 ans – ont bouleversé notre compréhension de la préhistoire.

Mary Anning, encore préadolescente, adore par-dessus tout parcourir les falaises du littoral local à la recherche de fossiles en compagnie de son père, qui encourage sa passion. C’est une activité généralement mal vue pour une jeune fille en 1811 – et, lorsque son père meurt subitement, il semble que la carrière de chasseuse de dinosaures de Mary, encore en deuil, soit terminée avant même d’avoir commencé. Mais il lui laisse un dessin mystérieux qui pourrait bien lui offrir la seule chance de changer le cours de son destin… et, ce faisant, de changer le monde.

Inspiré de l’histoire vraie de la pionnière anglaise du collectionnisme de fossiles du même nom, le premier long métrage de Marcel Barelli, lauréat du Prix Locarno Kids, repose sur une base solide d’une animation 2D artisanale envoûtante. Explorant un moment clé de l’enfance d’Anning, souvent mythifiée mais peu connue – la découverte du premier squelette complet d’ichtyosaure identifié au monde – et accompagné d’une bande-son délibérément anachronique de punk rock lo-fi, Mary Anning est un récit généreux sur l’amitié et l’aventure, destiné aussi bien aux jeunes qu’aux moins jeunes.

 

Parallel Tales/ Histoires Parallèles

RÉALISATEUR : Asghar Farhadi

PAYS : France

LANGUE: français

Dans le dernier drame psychologique d’Asghar Farhadi, présenté en avant-première à Cannes, Isabelle Huppert est à la tête d’une distribution prestigieuse, incarnant une autrice en panne d’inspiration dont le voyeurisme fait se confondre art et vie.

Sylvie, romancière recluse et irascible vivant dans la misère à Paris, peine à trouver l’inspiration. Pour y remédier, elle décide de braquer son télescope sur l’appartement d’en face, où elle aperçoit deux hommes et une femme s’affairant avec du matériel d’enregistrement sonore. Fascinée, elle imagine une histoire mélodramatique pour ce trio et se met à écrire. Mais lorsqu’un inconnu fait irruption dans son univers, les frontières entre fantasme, invention et obsession commencent à s’estomper.

Ce nouveau film d’Asghar Farhadi, qui fait suite à Un héros (MIFF 2021) et des films oscarisés Le Vendeur (MIFF 2016) et Une séparation (MIFF 2011), est un méta-thriller plein de suspense librement inspiré de l’épisode du Décalogue de Krzysztof Kieślowski (MIFF 1990) qui a donné naissance à A Short Film About Love. Coécrit par Farhadi et son frère Saeed, le film évoque Hitchcock et Coppola tout en proposant sa propre réflexion, psychologiquement complexe, sur la vérité, l’intention et l’obsession interpersonnelle. Sublimées par la somptueuse photographie de Guillaume Deffontaines et la bande originale envoûtante de Zbigniew Preisner, les performances de Vincent Cassel (Les Linceuls, MIFF 2024), Virginie Efira (Une vie privée, MIFF 2025), Pierre Niney (Le Comte de Monte-Cristo) et Adam Bessa (Ghost Trail, MIFF 2024) – ainsi que la légende du cinéma Catherine Deneuve dans un caméo – sont superbes, tandis que l’actrice principale, Isabelle Huppert, brille dans le rôle d’une artiste colérique qui s’accroche désespérément à une notoriété déclinante.

 

Species/Sanguine 

RÉALISATRICE : Marion Le Corroller

PAYS : France

LANGUE: français

Une jeune médecin stressée soupçonne que les conditions de travail hostiles ont un effet néfaste sur sa génération. Il s’avère que le travail n’est pas seulement pénible : il se transforme.

Margot (Mara Taquin, Rien à foutre) a travaillé dur pour décrocher son premier poste de médecin au sein du service des urgences le plus prestigieux de France. Mais même dans ce milieu médical où il est question de vie ou de mort, l’hôpital Charles-Boyau est une véritable cocotte-minute : la concurrence acharnée entre collègues et le rythme effréné imposé par sa supérieure Hélène (Karin Viard, Polisse, MIFF 2011) stressent tellement Margot qu’elle en transpire littéralement du sang. Elle se souvient avoir traité des symptômes inexpliqués similaires chez des patients de son âge : les jeunes professionnels dans les entreprises françaises se rebellent violemment, semblant en quelque sorte… changer. S’agit-il d’un burn-out extrême, d’un nouveau virus ou d’une adaptation environnementale transformatrice ?

Présenté en avant-première dans la section « Séances de minuit » du Festival de Cannes, le premier long métrage audacieux de Marion Le Corroller partage le même « groupe sanguin » que ses compatriotes adeptes du « body horror » Coralie Fargeat (La Substance, MIFF 2024) et Julia Ducournau (Titane, MIFF 2021). Mais Sanguine livre sa critique de la culture de la productivité « rise-and-grind » à coups de hache, et non de scalpel : chaque image est une frénésie gonzo, capturée de manière expressionniste par le directeur de la photographie Guillaume Schiffman sous des angles inclinés et à travers des objectifs fish-eye, le tout sur une bande-son électronique palpitante signée ROB. Imaginez que Body Melt de Philip Brophy (MIFF 1994) contamine The Pitt et vous aurez peut-être au moins le bon genre… mais Sanguine est une espèce à part entière.

 

Think Good/Si tu penses bien 

RÉALISATRICE : Géraldine Nakache

PAYS : France, Belgique

LANGUE : français

S’appuyant sur des interprétations authentiques, Si tu penses bien est un thriller psychologique habile qui met en lumière le caractère insidieux de la violence conjugale.

Gil et Jacques se rencontrent jeunes, tombent éperdument amoureux, puis se marient rapidement à la suite d’une grossesse inattendue. Mais une fois la tempête passée, Gil commence à comprendre que sa relation est dangereusement toxique. Jacques est possessif et dominateur : il utilise leur foi comme une arme contre elle ; l’isole de ses amis et de sa famille ; l’espionne ; et la manipule sans cesse. Alors que la menace de violence physique s’intensifie, Gil se rend compte que s’enfuir est peut-être le seul moyen de sauver sa vie.

Avec Si tu penses bien, l’actrice devenue réalisatrice Géraldine Nakache brosse un portrait saisissant et troublant du contrôle coercitif déguisé en amour. En créant une tension narrative extraordinaire à travers des flashbacks répétitifs, elle plonge les spectateurs dans les détails complexes du judaïsme orthodoxe du couple, offrant ainsi un regard inhabituel pour explorer le sujet urgent de la violence de genre. Les acteurs canadiens-français Monia Chokri et Niels Schneider (qui se retrouvent 16 ans après Les amours imaginaires de Xavier Dolan) ne lésinent pas sur les moyens dans leurs interprétations captivantes : Chokri est époustouflante dans le rôle de Gil, que Jacques plonge de plus en plus profondément dans la détresse psychologique ; quant à Schneider, il a poussé le public à crier devant l’écran lors de la première du film à Cannes.

 

The Unfaithful Wife/ La femme infidèle

RÉALISATEUR : Claude Chabrol

PAYS : France

LANGUE: français

Soupçons, meurtre et paranoïa psychosexuelle abondent dans ce thriller tortueux signé Claude Chabrol, figure de proue de la Nouvelle Vague française, porté par l’interprétation à la fois froide et énigmatique de Stéphane Audran.

Dans cet hommage à Hitchcock d’une finesse exquise, Charles Desvallées (Michel Bouquet, Nuit et brouillard, MIFF 1966), cadre dans une compagnie d’assurance parisienne, commence à soupçonner sa femme Hélène (Stéphane Audran) d’avoir une liaison, ce qui le plonge dans un état de paranoïa croissante – et le conduit à élaborer un plan qui viendra briser le calme bourgeois de leur existence.

Avec ses apparences glaciales, sa mise en scène précise et son humour noir, ce drame délicieusement déviant montre le grand Claude Chabrol (Une histoire de femmes, MIFF 1989 ; Le Boucher, MIFF 1973) au sommet de son art, avec Audran (Le Charme discret de la bourgeoisie, MIFF 2000 ; Les Biches) livre une interprétation glamour et émotionnellement opaque, empreinte de profondeur et de mystère. Acclamé par la critique mais initialement boudé par le public, La Femme infidèle est devenu l’une des œuvres les plus durables et les plus influentes de Chabrol, servant d’inspiration à la fois au film Infidèle d’Adrian Lyne et au récent Minotaure d’Andrey Zvyagintsev, lauréat du Grand Prix à Cannes (MIFF 2026).

 

Viva Carmen/Carmen, l’oiseau rebelle

RÉALISATEUR : Sébastien Laudenbach

PAYS : France

LANGUE: français

Cette adaptation picturale et profonde de l’opéra emblématique de Georges Bizet – racontée du point de vue des enfants – a séduit le public cannois par son incroyable maîtrise des couleurs.

Salva (doublé par Milo Machado-Graner, Adieu, monde cruel, MIFF 2026), Belén, Piranha et La Bola sont des enfants des rues qui luttent pour survivre dans les rues de Séville au XIXe siècle. Salva travaille pour Antonio, un rémouleur aveugle, qui énonce une prophétie mystique annonçant la mort de Carmen, une jeune Rom à l’esprit libre, qui sera tuée par le soldat qui l’aime. Lorsque Salva passe à l’action dans l’espoir de sauver Carmen de son destin, ses actes ne font que déclencher la prophétie.

De Carmen de Jacques Feyder (MIFF 1981) et Prénom Carmen de Jean-Luc Godard (MIFF 1985) à U-Carmen eKhayelitsha de Mark Dornford-May (MIFF 2005), l’opéra emblématique de Georges Bizet s’est révélé un texte fertile pour les adaptations cinématographiques. L’animateur Sébastien Laudenbach (La jeune fille sans mains, MIFF 2016) propose une approche unique de ce texte classique, en détournant le récit des amants maudits qui sont au cœur de la tragédie pour le présenter sous l’angle d’enfants observant le destin se dérouler. Riche en lignes expressives et en couleurs évocatrices, cette œuvre magnifiquement peinte à la main est un pur délice pour tous ceux qui chérissent l’art de l’animation.

 

Whispers in the Woods/Le chant des forêts

RÉALISATEUR : Vincent Munier

PAYS : France

LANGUE: français

Ce grand succès au box-office français, lauréat du César du meilleur documentaire et dont la bande originale est signée Warren Ellis parmi d’autres, offre une immersion visuelle et sonore époustouflante dans les montagnes brumeuses des Vosges.

Trois générations d’amoureux de la nature partent à la recherche du grand tétras dans les Vosges, une chaîne de montagnes française proche de la frontière allemande, aux forêts denses et aux paysages spectaculaires. Vincent Munier, photographe animalier et cinéaste primé, accompagne son fils de 12 ans et son père, l’écologiste Michel Munier, dans un périple à travers la forêt à la recherche de cet oiseau menacé d’extinction. Mais si le grand tétras est rare dans cette région, d’autres espèces sauvages ne le sont pas. La caméra de Munier immortalise ours, cerfs, chouettes et bien d’autres animaux, dans toute leur splendeur visuelle et sonore.

Après avoir remporté trois années de suite, dans sa jeunesse, des prix au concours « Wildlife Photographer of the Year » organisé par le National History Museum, Vincent Munier s’est récemment tourné vers l’image animée. Son premier long métrage documentaire, La Panthère des neiges, retraçait sa quête pour retrouver l’insaisissable léopard des neiges ; Le chant des forêts le ramène là où il a grandi, pour une quête bien plus personnelle. Si les images de Munier sont extraordinaires, ce qui distingue ce film, c’est la façon dont elles s’associent à la conception sonore (qui a également remporté un César) pour mettre en valeur les vibrations sonores uniques de ces forêts – le tout souligné par la bande originale de Warren Ellis, Dom La Nena et Rosemary Standley, qui a elle-même remporté un Prix Lumière de la meilleure musique. Véritable lettre d’amour à la famille et au monde merveilleux dans lequel nous vivons, Le chant des forêts se découvre de préférence sur grand écran.

 

Who Are You, Polly Maggoo/Qui êtes-vous Polly Maggoo?

RÉALISATEUR : William Klein

PAYS : France

LANGUE: français

William Klein, photographe de mode et photojournaliste légendaire, a fait une entrée fracassante dans le cinéma narratif avec ce faux documentaire lauréat du Prix Jean Vigo, devenu aujourd’hui un film culte de la mode « mod » groovy des années 1960.

Suivie à travers Paris par une équipe de tournage française un peu à côté de la plaque, la mannequin américaine Polly (incarnée par Dorothy McGowan, la mannequin préférée du réalisateur William Klein) incarne une Alice « mod » qui se fraye un chemin à travers un Pays des Merveilles à la fois chic et chaotique. Dès la célèbre séquence d’ouverture – un défilé dans un colisée à la Gaudí où les fashionistas s’extasient devant des mannequins revêtus de tôle –, Klein se montre fasciné par le théâtre de l’absurde qu’est la mode. Son regard satirique décèle quelque chose de solennel, voire de religieux, dans les déclarations banales des rédacteurs de mode et les questions absurdes des intervieweurs de télévision, tandis que Polly semble perplexe de se retrouver objet d’adoration pour des adolescents avides de tendances et des hommes lubriques.

Deux ans avant de réaliser la satire américaine déconcertante Mister Freedom, Klein met à mal le monde raffiné de la haute couture parisienne et de ses groupies depuis sa position privilégiée de l’un des photographes les plus subversifs à avoir collaboré avec le Vogue américain. S’intéressant à la commercialisation du « youthquake » des années 60, il mélange la Nouvelle Vague française et la comédie des Beatles A Hard Day’s Night, en utilisant une animation ludique qui anticipe Le Monty Python’s Flying Circus.

 

INFOS CLÉS POUR LE MELBOURNE INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2026

QUOI : Melbourne International Film Festival 2026

OÙ : Divers lieux à Melbourne

QUAND : 6-23 août 2026

COMMENT ET COMBIEN :

BILLET SIMPLES

Les billets à l’unité sont proposés aux tarifs suivants et peuvent être achetés via les liens ci-dessus :

  • Plein tarif : 28,55 $
  • Plein tarif hors heures de pointe : 24,85 $
  • Tarif réduit : 25,70 $
  • Tarif réduit hors heures de pointe : 22,40 $

 

LES MULTIPASS

Les multipass peuvent être partagés entre amis ; ainsi, si vous y allez à plusieurs, vous pouvez tout de même bénéficier des tarifs réduits.

 

Multipass 3 films

  • Plein tarif : 81,40 $
  • Tarif réduit : 73,30 $,
  • Membre du MIFF : 69,20 $

 

Multipass 6

  • Plein tarif : 154,20 $,
  • Tarif réduit : 138 $,
  • Membre du MIFF : 131 $

 

Multipass 12

  • Plein tarif : 291,30 $,
  • Tarif réduit : 262,20 $,
  • Membre du MIFF : 247,70 $

Vous pouvez acheter votre Multipass ici

 

FESTIVAL PASSPORT/ ABONNEMENT DELUXE

Réservez un billet individuel pour chaque séance standard du festival – offre réservée aux membres « Deluxe ». Achetez votre abonnement « Deluxe » au prix de 700 $ ici.

 

ABONNEMENT MIFF

Les tarifs d’adhésion sont les suivants :

  • Adhésion plein tarif : 80 $
  • Tarif réduit : 70 $, et
  • moins de 26 ans : 26 $

Vous pouvez souscrire à l’adhésion au MIFF ici

 

Quels films en français comptez-vous aller voir au MIFF 2026 ?

Vous aimerez peut-être également consulter notre article sur les films multilingues présentés au MIFF, dans lesquels le français est l’une des langues parlées.

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