Comment seront les vies de Juliet et Romeo s’ils n’étaient pas mort?

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Juliet et Romeo, un spectacle de Lost Dog Theatre, compagnie de théâtre anglaise vient en Australie pour l’Adelaide Festival ce mars. Solène Weinachter a cocréée et joue dans le spectacle. On parle avec elle.

Juliet and Romeo
Photo: Tristram Kenton

Alors, vous venez en Australie pour le spectacle pour Juliet et Roméo au festival d’Adelaide.

C’est pour la pièce de Lost Dog, dont le directeur est Ben Duke que je suis en Australie.

 

De ce que je comprends, le spectacle Juliet et Roméo, ça pose la question de comment seront leurs vies s’ils n’étaient pas mort? C’est un peu ça?

Oui. C’est la vraie version de Juliette et Roméo dans le sens de la vraie vie du couple qui s’aiment et qui restent ensemble et qui ne meurent pas après le quatrième jour de cette rencontre pour la première fois. 

 

Et vous avez cocréée le scénario pour cette pièce. Donc vous avez écrit un peu le scénario à plusieurs, c’est ça?

Officiellement, c’est la pièce de Ben Duke qui le directeur de Lost Dog et il m’a demandé de le joindre. C’est son idée. C’est son bébé. Il avait l’idée de Juliet et Romeo qui ne meurent pas. Et puis il avait quelques idées avant que je vienne. 

 

Et puis après, on s’est rencontrés fin 2016 et on a commencé à travailler sur le spectacle ensemble. 

Ben Duke and Solène Weinachter sur scène dans Juliet et Romeo
Image: Jane Hobson

Qu’est-ce que « to devise » en anglais veut dire en fait? C’est l’écriture du scénario et c’est de trouver un peu comment seront les personnages? C’est un peu tout?

Alors… notre façon de travailler est qu’énormément de choses viennent de l’improvisation. Par exemple, on se met dans une situation pour rechercher le mouvement et le text.. Donc des fois, c’est physique. Des fois, c’est théâtral. Des fois, ce sont les deux ensembles et on improvise, on improvise, on improvise avec une idée et on voit ce qui reste. 

 

Quand on dit « co-divise » on est dans l’espace ensemble à travailler ensemble sur des idées ensemble et on voit ce qu’il reste de ce processus ensemble. Le scenario n’existait pas au préalable. Notre méthode de travail est basé sur l’improvisation et le ‘storytelling’. Ainsi le spectacle une fois cristallisé reste vivant. It needs to stay fresh in the delivery. On a, sciemment décidé de ne pas écrire le scénario, mais de créer le scénario ensemble et qu’il existe entre nous et dans notre mémoire.  Et puis, au fur et à mesure, à force de répéter et de le répéter, de répéter les scènes, le spectacle est né.

 

Donc, il n’y a pas une version écrite maintenant?

Oui maintenant il est écrit. Une fois qu’on a joué plusieurs fois parce qu’il a changé plein, plein de fois le spectacle. On a fait plusieurs versions différentes sur scène et même pendant le spectacle, on continuait à changer le spectacle pendant qu’on le faisait. 

 

Au bout d’un moment, on a dû de toute façon écrire parce qu’on a commencé à écrire une version pour le présenter en France. Donc, on avait besoin de sur-titres et ensuite on a commencé à travailler avec le langue de signes britannique. Nous devions faire la même chose à chaque fois. On a écrit le script du spectacle après l’avoir créé. Ca a été notre méthode de travail.

 

Comme ça vous voyez ce qui marche, ce qui ne marche pas. Après quelques répétitions, vous aviez une meilleure idée de ce qui marche le mieux? Ce n’est pas quelque chose qui est fixée comme voilà le scénario, voilà ce qu’on doit faire, ce qu’on doit dire et c’est fini. C’est un peu plus libre.

Exactement, et aussi parce que c’est un travail qui mélange les histoires personnelles peut-être vous pouvez dire des récits autobiographiques mais mélangés avec la fiction. Donc, c’est la fiction et la réalité qui se rencontrent et deviennent une troisième chose. Je ne sais pas comment ça s’appellera. Une fausse réalité ou une vraie fiction, je ne sais pas.

 

Photo: Jane Hobson

Justement, je voulais poser la question si vous identifiez avec le personnage de Juliet que vous avez créé.

C’est une bonne question. Je ne sais pas trop. C’est dur pour moi de savoir ça, mais je crois qu’elle n’est pas loin de moi. C’est sûr. Elle n’est pas loin. On a des vies assez différentes Juliet et moi. Je n’ai pas du tout la même vie qu’elle. Donc, de cette façon, non… Mais dans sa passion, c’est quelqu’un de très passionnée,  Juliet est quelqu’un de très dédiée et loyale. Elle va au fond dans ce qu’elle fait et je reconnais des parties de Juliet dans moi par rapport à ça.

 

Donc, c’est son personnage plutôt que sa vie avec laquelle vous vous identifiez.

Oui, voilà.

 

Et donc, vous travaillez avec Ben depuis assez longtemps parce que vous avez travaillé ensemble aussi au Scottish Dance Theatre, c’est ça?

Oui, c’est ça. Je l’ai rencontré en 2010. Il est venu faire une pièce parce que le Scottish Dance Theatre c’est une compagnie de danse de répertoire qui invite des chorégraphes pour créer des pièces sur la compagnie. Et c’est là qu’on a travaillé ensemble pour la première fois dans une pièce qui s’appelait The Life and Times of Girl A.

 

Est ce qu’on peut parler un petit peu de comment vous, une française, se trouve maintenant en Écosse. Depuis quand est-ce que vous êtes en Écosse? Et pourquoi vous avez décidé de déménager là-bas?

Oui, c’est vrai. C’est une excellente question. Je suis en Ecosse depuis 2007 et c’est vrai que ce n’est pas vraiment évident. Tu vois, quand j’étais une petite fille, je ne pensais pas « un jour je rêve d’être une danseuse en Ecosse.» mais j’ai fait mon éducation à Londres à The Place école de danse.

 

Et quand j’ai fini en 3ème année, j’ai passé une audition pour un apprentissage pour Scottish Dance Theatre. En fait, je suis directement partie en Ecosse après mon éducation. On m’a proposé un contrat après l’apprentissage et je suis restée cinq ans avec la compagnie. Et après, je suis partie pendant 8 ans. Et là, Je suis de retour avec eux cette année. Donc je suis revenu en Ecosse et le plus fou c’est qu’à chaque fois, je me dis bon, j’aimerais bien rentrer en France, ou travailler en France mais je continue à revenir en Ecosse. 

 

Ah bon? Vous ne pouvez pas l’échapper! 

Mon cœur est ici. Je ne sais pas comment expliquer. C’est un pays super spéciale, l’Ecosse, c’est très, très spécial, Les gens sont incroyables ici, c’est très différent de la France mais j’aime tellement ça.

Image: Zoe Manders

Mais vous rentrez souvent en France?

Non, presque jamais. Je n’ai jamais travaillé en France et je ne vois pas souvent ma famille, et depuis la COVID je n’ai pas vu ma famille.

 

Parce que traverser les frontières c’était un peu plus difficile, mais maintenant les frontières sont plus ouverts là-bas?

Avant, c’était assez stressant avec le nombre de tests PCR et de mises en quarantaine que vous deviez faire et comme je n’ai pas eu de travail pendant longtemps, à cause de la COVID, maintenant que le travail reprend, je ne peux pas prendre le temps d’aller voir ma famille.

 

Oui, bien sûr, mais pendant la COVID, donc, vous êtes restée en Écosse?

Non. Je n’ai pas eu de maison pendant 2 ans et demi parce que j’étais tout le temps en tournée, tu vois toujours sur la route et du coup, je n’avais pas besoin d’avoir une maison. Et donc, quand la COVID est arrivée, je n’avais pas de maison et j’étais comme « Oh mon Dieu qu’est-ce qui s’est passé où vais-je aller? »  Alors, je suis retournée dans ma famille. Donc j’étais avec ma mère pendant le premier lockdown et après j’ai acheté un petit camion et j’ai vécu dans mon van depuis.

 

Et encore maintenant?

Ensuite, je suis allée en Écosse l’année dernière et j’ai pris un appartement en mars 2021 parce que quand le travail a repris, c’était un peu difficile de vivre dans mon van.  

 

Ça doit faire très froid aussi pendant l’hiver dans un van!

Ah oui, super froid.

 

On n’a pas l’habitude du froid comme ça en Australie! Donc vous dites que vous ne rêviez pas depuis votre enfance d’être danseuse en Ecosse. Mais est-ce que vous rêviez d’être danseuse lorsque vous étiez enfant?

Oui, j’ai toujours dansé. Toute ma vie, depuis que je suis toute petite. Je ne sais pas si je savais que je voulais faire mon métier, mais je savais que je voulais danser. Parce que la danse, la danse est vraiment ma maison, tu vois. D’ailleurs, c’est pour ça que je n’avais pas de maison parce que ma maison c’est la danse.

Donc tu es, tu as été formée en danse à Londres et est-ce que tu as fait des études de théâtre aussi?

Non, je n’ai pas fait d’études de théâtre, c’est pour ça que c’était incroyable de rencontrer Ben en 2010 parce qu’il a commencé à ouvrir cette porte pour moi enfin, j’aimais le théâtre avant parce que quand j’étais en France, ma maman, elle avait une compagnie amateure dans un lycée avec les étudiants. Donc, en fait, le théâtre, ça a toujours été un peu là, mais vraiment pas professionnel tu vois. 

 

Et Ben, il a probablement vu ça chez moi et il a commencé un peu à ouvrir cette porte. Et du coup, ça fait depuis que je travaille avec Ben, donc depuis 2010 et je développe mon travail théâtre. Et là, tu vois ce solo que je fais en ce moment. C’est une tragédie grecque où je joue tous les personnages. Antigone. Je ne sais pas si vous le connaissez?

 

Oui, je le connais. Ca fait un moment depuis que je l’ai vu mais je le connais.

Oui, et elle est super, c’est un super personnage et tous les personnages de cette tragédie sont vraiment beaux et tu vois, c’est beaucoup plus de texte. Ça aussi, c’est une heure de spectacle de danse théâtre.

 

Ça doit être fatiguant.

Oui, mais il donne beaucoup en retour. Ça me donne beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et puis aussi, j’adore la danse et j’ai dansé pour des belles compagnies et des beaux chorégraphes. Mais je crois que pour moi, la danse c’est plus une façon de penser le monde et de voir la vie et la relation aux autres. Et c’est pour ça que j’adore mélanger les histoires et la danse. Tu vois, je ne suis pas une puriste dans ce sens-là. Donc pour moi, ça marche bien, ça garde le métier très vivant de mélanger le théâtre à la danse.

 

Oui, c’est bien de pouvoir faire les deux et c’est un peu plus varié aussi. Je ne sais pas si c’est moins dur sur le corps de faire du théâtre ainsi que la danse ou c’est aussi dur sur le corps que si vous dansiez seulement.

C’est une bonne question. En ce moment, tu sais, Je ne suis plus super jeune. Donc autant, j’ai mal un peu le matin. Mon rapport au théâtre c’est par le corps. J’aime mettre les mots en mouvement par l’intermédiaire de la voix. Je passe toujours pas le corps en fait pour pouvoir faire le spectacle. Donc, ça reste un processus assez intense physiquement quoi qu’il en soit, mais a priori, ce n’est pas la même intensité.

 

Mais c’est de la danse contemporaine. Mais en tant qu’enfant, vous faisiez des études de danse particulier, le ballet ou un peu de tout?

J’ai commencé avec la danse classique quand j’étais petite. Et après, quand j’avais 14 ans, j’ai commencé la danse contemporaine au Conservatoire de Lyon. Et à partir de l’âge de 14 ans, j’ai dansé tous les jours. J’ai aussi fait des études générales jusqu’à 19 ans. Et à 19 ans, je suis partie à Londres. Donc la danse contemporaine, pour moi, ça commence à 14 ans avec la sensibilisation à l’improvisation, à la composition, ainsi qu’à l’anatomie, à l’histoire de la danse. La danse contemporaine, c’est aussi un état d’esprit dans le sens où on englobe plein d’autres choses. 

Juliet and Romeo
Image: Jane Hobson

Alors, revenons un peu sur le spectacle vu que c’est la raison pour laquelle on se parle! Juliet et Roméo, vous travaillez avec Lost Dogs depuis 2012? Je crois. Qu’est-ce que tu apprécies chez le théâtre Lost Dogs?

J’ai vu le travail de Lost Dogs en 2004 et j’ai toujours adoré le travail de Ben et de Raquel – Raquel Messeguer a co-créé Lost Dog avec Ben Duke. J’adore en fait la façon dont ils racontent des histoires. Moi, j’aime beaucoup les histoires, en fait, mais des histoires qui sont pertinentes et ont eu un impact sur comment est-ce qu’on vit nos vies ou comment est-ce qu’on considère notre position dans le monde ou nos relations aux autres, nos relations d’amour, nos relations d’amitié.

 

Donc c’est un travail qui est ancré dans les émotions humaines en fait. C’est la place de l’humain dans tout ça. Et après, j’adore l’imaginaire de Ben. J’adore son humour. L’humour et une clé de voûte pour son travail. 

 

Et j’aime aussi énormément sa façon de travailler avec les gens avec qui il travaille. Il travaille à partir de ce qu’il a en face de lui et tu sais, c’est un peu comme un explorateur ou un archéologiste. Il sait comment dig out, il sait comment sortir de la personne un peu la magie. Je crois que son regard sur les gens avec qui il travaille est très beau et je crois que c’est ça sa baguette magique. 

 

Donc, tout ça, j’aime beaucoup de ce travail de Lost Dog.

 

Juliet and Romeo

 

Et vous disiez qu’il crée des pièces, des spectacles sur les émotions humaines.  Juliet et Roméo, je crois que c’est un couple qui fait une petite crise.

Voilà, ça commence comme ça. Juliette et Roméo ne vont pas très bien. Ils vont essayer plein de trucs pour essayer de remettre leur couple qui bat de l’aile. Et ça fait 20 ans qu’ils sont ensemble. Ils ont un enfant. Et donc, ils vont essayer plein de trucs comme la psychothérapie et la thérapie de couple, le massage de couple, l’ayahuasca. Et ils essaient plein de trucs, mais y’a rien qui marche. Donc ils ont décidé de mettre en place cette soirée avec un public, pour que le public puisse un peu les assister dans leur processus, pour aider leur couple à aller mieux. C’est un peu ça le prémisse du spectacle.

 

Mais est ce que le public est impliqué dans le spectacle?

Nous disons au public de ne pas s’inquiéter, qu’il n’a rien à faire. Vous devez juste écouter et être témoins. Nous avons besoin de ce processus pour nous rappeler pourquoi on s’aime. 

 

Donc, c’est une façon très élégante que le spectacle a de revisiter des scènes classiques de la pièce et en même temps, d’inventer toute une autre partie de leur relation qui n’a pas été écrite par Shakespeare. 

 

Justement, je me demandais s’il y avait les liens, à part le fait qu’on connaît tous les personnages. Mais s’il y avait les liens, les flashbacks, on va dire à la pièce originale?

Oui, quelques-uns et, à coup sûr, vous les reconnaîtrez. Mais la pièce fonctionne très bien si le public ne connaît pas la pièce, mais la pièce fonctionne mieux si tu connais un peu la pièce, mais tout le monde a vu au moins une version de Juliette de Roméo dans leurs vies. 

 

On l’étudie en Australie en seconde, deux ans avant la terminale.  Au moins, à l’époque, pour moi c’était comme ça. Ça a peut-être changé? En France tu étudies le Shakespeare ou seulement les classiques françaises?

Molière. Je ne me rappelle pas avoir étudié Romeo et Juliet en français. Mais je me rappelle d’avoir étudié Romeo et Juliet en anglais.

 

Donc dans les cours d’anglais?

Oui dans les cours d’anglais. Ça fait bizarre d’apprendre Shakespeare alors que tu ne sais même pas vraiment parler anglais et en tant que française le l’anglais de Shakespeare est une autre langue étrangère!

 

Pour nous en Australie, on ne comprend même pas et c’est notre propre langue. C’est comme moi si je lis du vieux français! Encore plus d’étudier la philosophie en français lorsque j’étais là-bas! Quel est le public qui appréciera mieux le spectacle Juliet et Romeo?

Tout le monde, de la première fois où vous êtes tombés amoureux jusqu’à votre dernier souffle.

Juliet and Romeo

Mais c’est un spectacle plutôt pour les adultes quand même. Ce n’est pas pour les enfants quand même. 

Non, on a déjà fait des spectacles pour les adolescents. On a fait des spectacles accessibles pour les mamans donc elles étaient là avec leurs bébés. C’était un spectacle à 1 heure de l’après-midi. Des mamans avec une version miniature d’elles-mêmes à côté d’elles. Même ça, ça a vraiment marché. Ça a apporté toute une autre lumière, tout un autre aspect du spectacle. Quand tu fais un spectacle pour le public, le public met en avant certains aspects du spectacle. C’était intéressant.

 

Quoi d’autre souhaitez-vous dire sur Juliet et Romeo?

Je ne veux pas t’en dire trop parce que je ne veux pas « spoil it ». On a parlé de Juliet et Roméo. En ce qui concerne l’histoire, c’est un spectacle qui interroge les normes qui nous sont inculquées en ce qui concerne l’amour et la vie à 2. C’est un spectacle accessible et avec de la profondeur. C’est bien fait. Ça vaut la peine de venir passer une heure et quelques avec nous.

 

C’est plutôt un drame qu’une comédie?

Ce sont les deux dans le sens où dans toutes les tragédies il y a de la comédie mais le volume est plus dans la comédie quand même. Nous pensons que réussir à faire rire les gens est un bon moyen pour ensuite faire face à des choses moins drôle à cœur ouvert.

 

Est-ce qu’il n’y a que Juliet et Romeo sur scène ou est-ce qu’il y a des autres personnages?

Non, on est juste tous les deux parce que l’histoire se concentre juste sur les deux. Quand créait le spectacle, nous nous sommes demandé ce qui était arrivé aux autres personnages. Mais nous avons pas choisis de les amener avec nous. Juliet et Romeo ont une fille ensemble, une fille qui s’appelle Sophie. Elle n’est pas sur scène mais c’est clair qu’elle est toujours dans le coin.

 

Donc vous êtes sur scène pendant plus d’une heure dans Juliet et Romeo. Est-ce que c’est difficile d’être sur scène tellement longtemps sans pause?

C’est chouette. J’ai 36 ans maintenant et j’ai commencé professionnellement quand j’avais 21 ans. Et donc d’avoir des pièces qui sont substantielles dans lesquelles je peux vraiment investir mon expérience c’est un grand cadeau. C’était super de pouvoir faire ça avec ce spectacle.

 

Quels sont les défis à jouer dans une 2e langue. 

C’est très libérateur de jouer dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle parce qu’il y a tout un tas de choses dont je n’ai pas à me soucier parce que les gens me laissent le bénéfice du doute. Cela signifie que je suis cataloguée comme une étrangère mais c’est bien dans le sens où j’ai tellement de plaisir à travailler avec une langue qui n’est pas la mienne, Je sens un peu de distance – je peux m’amuser beaucoup plus avec les lettres, les mots, les intonations, les rythmes que je ne peux pas faire aussi facilement avec ma langue maternelle. L’anglais n’est pas ma langue – j’ai l’impression de porter le costume de quelqu’un avec lequel je m’amuse beaucoup.

 

Ça va être le premier australien du spectacle Juliet et Romeo. Est-ce que ça va faire une tournée après Adelaide ou vous rentrez?

Non, je dois retourner en Écosse après.

 

Est-ce que ce sera votre première fois en Australie?

Oui, en effet mais j’espère que ce ne sera pas la dernière.

 

Nous remercions Solène Weinachter pour cette interview. 

 

INFOS CLÉS POUR JULIET ET ROMEO

QUOI: Juliet and Romeo, spectacle de danse théâtre à l’Adelaide Festival

QUAND:

sam 05 Mar, 18h30
dim 06 Mar, 13:00, 19:00
lun 07 Mar, 19:30
mer 09 Mar, 19h30
jeu 10 Mars, 19h30
ven 11 Mar, 19h30
sam 12 Mar, 13:00, 18:30

OÙ: Scott Theatre, University of Adelaide, Kintore Avenue, Adelaide

COMMENT: Achetez vos billets par ce lien: https://www.adelaidefestival.com.au/events/juliet-romeo/

COMBIEN:  Les prix des billets sont les suivants :

Adulte
Réserve A : 69 $, Réserve B : 59 $

Amis du festival
Réserve A : 59 $, Réserve B : 50 $

Concession (retraité, détenteur d’une carte de santé, membre de la MEAA)
Réserve A : 55 $, Réserve B : 47 $

Moins de 30 ans (pièce d’identité requise)
Réserve A : 35 $, Réserve B : 30 $

Étudiant à temps plein (pièce d’identité requise)
A Réserve $30, B Réserve $25 $

Des frais de transaction s’appliquent.

 

 

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Juliet and Romeo
Photo: Tristram Kenton

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