PO PO MO CO nous dévoilent leurs Best Bits délicieusement absurdes

PO PO MO CO Best Bits Photo: Claudio Raschella
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Si l’on devait décrire « Best Bits » de PO PO MO CO en un seul mot, ce serait « absurde ». Le spectacle est une plongée sans complexe dans le théâtre physique de style Lecoq, avec un art clownesque ancré dans cette tradition.

PO PO MO CO Best Bits Photo: Claudio Raschella
Photo: Claudio Raschella

PO PO MO CO est une compagnie de théâtre queer basée à Melbourne dont le travail mêle le théâtre physique à la Lecoq et la dramaturgie queer, donnant naissance à des spectacles transgressifs et axés sur la comédie. Le sketch d’ouverture de la soirée met en scène quatre femmes se tenant seins nus, vêtues uniquement de chaussettes et d’un pagne. Interprété sur la chanson « Sugar » de Robin Schulz (« sugar how you get so fly »), l’humour de ce numéro provient des mouvements de bassin et des expressions faciales. C’est une ouverture qui attire l’attention, mais qui n’est pas aussi forte que les numéros qui suivent plus tard dans le spectacle.

 

Puis, deux membres de la troupe, vêtues de robes violettes de déesses grecques (en tout cas de face – leurs fesses sont entièrement visibles), sont manipulées comme des marionnettes par une autre. Cette étrange parodie de la culture du bien-être ressemble au cours de yoga/méditation le plus bizarre que vous ayez jamais vu. Et pour rendre le tout encore plus ridicule, la « professeure » récite les paroles de « What’s Up » des 4 Non Blondes. Les mots « what’s going on » résument très bien nos pensées à ce stade du spectacle.

Les quatre artistes entrent en scène vêtues de justaucorps couleur chair, avec quelque chose de long qui pend de leur taille. Ce n’était pas du tout ce à quoi nous nous attendions. C’étaient des cous de girafe ! Le tout sur la chanson « Africa » de Toto, chantée comme vous ne l’avez jamais entendue. C’est un autre numéro inventif, même s’il ne nous a pas tout à fait captivés comme l’ont fait les numéros les plus marquants

 

Lors de notre interview avec Kimberley Twiner, elle a déclaré : « Nous nous sommes demandé : comment un “cul” chante-t-il ? La réponse est une marionnette de cul en play-back hilarante ! Nous nous sommes demandé : comment un pet bouge-t-il ? La réponse : une danse contemporaine du pet complètement ridicule. La liste est longue. Si ça bouge, on peut le jouer. » Le sketch suivant illustre cette question : à quoi ressemble un pet ? Une femme en tailleur se tient sur scène tandis qu’un autre membre de la troupe, muni de gros pompons aux bras, se tient derrière elle. Ils ressemblent à des banderoles de lavage de voiture, et l’interprétation est hilarante.

 

Les chats, tant les animaux que la comédie musicale, sont la cible suivante : la troupe enfile des gilets et des chapeaux en fourrure et se comporte comme des chats : elle est craintive, fait preuve d’une souplesse impressionnante et crache même des boules de poils. La pièce est mise en musique sur « Memories » de Cats, dont les paroles ont été modifiées de manière célèbre pour que tout propriétaire de chat puisse s’y identifier : « tu chies dans une boîte ? » ou « tu veux entrer ou sortir ? ». La chanteuse est le chat le plus débraillé que vous ayez jamais vu et utilise de manière déjantée les tétons des chats (désormais visibles sous leurs gilets) comme si elle jouait des clochettes.

 

S’ensuit une scène de rendez-vous galant, avec un couple très excité qui se lâche de plus en plus et devient de plus en plus physique au fur et à mesure que la soirée avance. La serveuse, toujours avec ses tétons de chat autour de la taille, nous offre des expressions faciales inestimables. Un rap hilarant entièrement consacré au clitoris, interprété par deux femmes vêtues de combinaisons rose fluo et vert peau de serpent, est une parodie parfaite des hommes qui parlent de leur taille. C’est merveilleusement ridicule, et nous craignons un peu de finir par le chanter accidentellement en public dans les prochains jours.

Photo: Claudio Raschella
Les robes de déesses grecques du sketch parodiant le bien-être

Le discours du témoin nous montre le côté fragile de la masculinité, lorsque le témoin se sent relégué au second plan et a le cœur brisé. C’était un bon équilibre entre comédie et émotion, mais cela semblait un peu plus long que nécessaire.

 

Vous vous souvenez que dans notre interview, Kimberley a mentionné non seulement les pets, mais aussi la façon dont un derrière chante ? Le numéro de clôture de la soirée est une interprétation hilarante et très astucieuse, le tout sur le tube club des années 90 « Be my lover » de La Bouche. C’est un classique de PO PO MO CO très imaginatif, très apprécié du public et bien connu, et la façon parfaite de terminer le spectacle.

 

Après une ouverture qui nous a fait nous demander dans quoi nous nous étions embarqués, Best Bits s’est renforcé au fur et à mesure que le spectacle avançait. Le numéro de yoga « What’s Up », bien qu’il reflète notre confusion avec ses paroles « what’s going on », a suscité plus de perplexité que d’hilarité. Et bien que l’ouverture « Sugar, how you get so fly » ait été amusante, elle ne semblait pas aussi forte que les sketchs qui ont suivi. Au moment où la danse des pets et le rap sur le clitoris ont fait leur apparition, l’inventivité et l’humour authentique du spectacle étaient indéniables. Nous vous recommandons d’aller voir « Best Bits » de PO PO MO CO à l’Adelaide Cabaret Festival, et de vous laisser emporter dans leur voyage farfelu, imaginatif et absurde.

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4 CROISSANTS

Matilda Marseillaise était l’invitée de l’Adelaide Cabaret Festival

INFO CLÉS POUR PO PO MO CO BEST BITS

QUOI : PO PO MO CO Best Bits

QUAND : dimanche 7 juin à 18h

OÙ : Space Theatre, Adelaide Festival Centre, ADELAIDE

COMMENT : Achetez vos billets par ce lien

COMBIEN: Les prix des billets (hors frais de réservation) sont les suivants :

  • Premium 54 $
  • Réserve A 49 $

 

Lisez notre interview avec Kimberley Twiner par ici

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